PROJETS DE
DÉVELOPPEMENT LOCAL INTÉGRÉ, ÉCOLOGIQUE, DURABLE, ET AUTOFINANCÉ À FAVEUR DES
PLUS PAUVRES AU MONDE.
Victor
Onadja, Coordonnateur Naabi-Aba, Niger.
Version 01 – 11
Mai, 2009.
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choix de la plateforme pour le cours Diplôme de Développement Intégré. |
Ma Biographie Langagière
Ma Biographie langagière
Je suis gourmantché du Burkina,
peuple de l’est du Burkina faso. De part leur histoire les gourmantché sont d’origine
du Tchad.Avec, une histoire qui a beaucoup influencé le Burkina Faso. Les
royaumes de l’est ont beaucoup résisté à la colonisation .Le royaume du Gourma
et celui de Pama sont les principaux royaumes qui sont jusque là des
références.
Depuis mon enfance, je parle
gourmantché. Je fais partie de la famille royale de Pama qui reste une place
incontournable des gourmantché en matières de tradition.
Malgré la colonisation, le peuple
gourmantché n’a pas abandonné sa culture à laquelle il est fortement attaché.
J’ai fait tout mon enfance à Fada. Par la suite pour des raisons
professionnelles, mon père a été affecté à Ouagadougou comme professeur avant
de devenir directeur du centre des œuvres universitaires.
La colonisation a contribué
la l’instauration de la réligion
catholique. Je suis par conséquence catholique. Toutefois je reste très attaché
à mes traditions. Par exemple les gourmantché se servent du sable pour
faire des interprétations pour prédire le futur. Le 90% des gourmantché y sont
attachés à cette magnifique science.
Tenant compte de ce contexte
sociolinguistique, je tenterai de présenter mon répertoire linguistique.
Le gourmantché est ma langue première et aussi ma langue
vernaculaire. Je dirai que c’est elle qui m’a permis de faire mes premiers pas
dans les langues et les contactes avec l’extérieur. Elle est ma langue
d’appartenance. Notre communauté
l’utilise pour communiquer et
aussi pour véhiculer notre identité. Il
donne
aux Gourmantché ont une
particularité, une façon de vivre et de communiquer. Ils y ont des signes
conventionnelles que seules eux peuvent lire. Il est ma langue de
socialisation. Il a façonné toute mon enfance.
Le français est ma langue de référence, car j’ai presque tout
appris en français. J’ai commencé à découvrir
cette langue dès mon bas âge à l’école
primaire. Elle a un statut de langue formelle et officielle. Le français
n’est parlé que par quelques élites de ma région. Comme je l’ai précisé, le
peuple Gourmantché est très attaché à son tradition. Membres qui parlent
couramment le français sont parfois source de moquerie. Du point de vue du
contexte locale, quoi que soit le degré de familiarité avec le français, il
reste purement officiel. Le Gourmantché reste la langue qui est utilisée pour
mieux se faire comprendre au niveau de la communauté.
L’anglais est ma deuxième langue de référence. Officiellement elle
est la première langue étrangère (L1). Depuis ma 6ème j’ai commencé à
l’apprendre. J’étais familier avec certains mots à travers les film western et
les ressortissants ghanéens résidents au Burkina.
Mes
pratiques langagières
En situation informelle:
Le Gourmantché est la langue que
je parle en famille au village et à Makalondi. Makalondi est la ville où je
travaille. Elle est peuplée à presque 90% le gourmantché qui au Niger est une
langue de minorités. Dans la zone de Makalondi , plus de la moitié de la
population n’est pas allé à l’école. Surtout à cause du fait que je viens du
Burkina où cette langue est parlée par beaucoup de gens, cela fait plaisir à
beaucoup de gens. Pour moi parler dans cette langue avec mes collègues,
c'est-à-dire les animateurs et animatrices de terrain, augmente le rendement et
la bonne cohabitation. Je m’exprime en public en Gourmantché sans traducteur
dans les zones où on ne me connaît pas. Je sens qu’ils sont fiers de la langue et mon message passe très
facilement.
En situation formelle:
Je m’exprime en français, soit en
société, soit pour m,es mes rapports avec mes collègues étrangers, et surtout
avec les assistants techniques qui sont pour la plus part français. Presque
toutes les négociations avec les bailleurs de fonds se font en français. Étant
coordonnateur d’ONG, je participe à beaucoup de conférences et formations,
tenues en français.
Cependant l’anglais est
incontournable. Avec mes partenaires hollandais cela n’a pas été au début chose
facile. Mes différents séjours au Ghana lors de mes vacances, me permettent de
pratiquer la langue. Ma compétence de communication se met forcément en action
pour pouvoir communiquer avec les habitans locaux.
Mes parcours d’apprenant en langue(s) maternelle(s) et
étrangère(s)
Mes parcours d’apprenant en français et en anglais ont
connu un apprentissage structuré pour acquérir des connaissances et avoir des
compétences linguistiques.
L’apprentissage s’est fait par la méthode traditionnelle, c'est-à-dire
un processus qui se fait au fur et à mesure. Tout à commencer à l’école primaire,où nous apprenons d’abord l’alphabet
et ensuite ,on combine quelques mots afin que l’apprenant puisse maîtriser la
phonétique .
Donc je peux dire que mon parcours en tant
qu’apprenant a été fait de façon
structurée.
Quand à l’anglais,ce fut le même processus, mais pas
avec la même rigueur. À l’école primaire l’élément de punition relative aux leçons
de français était grand. Par contre, le
professeur d’anglais était plus relaxe. Je pense d’ailleurs que cela n’a pas
beaucoup favorisé mon apprentissage. Ce n’est qu’à partir de 2007 que je me
inscrit au Centre Culturel Américain pour essayer de mieux perfectionner mon
apprentissage dans cette langue.
Mes compétences en langues
Je suis un utilisateur
expérimenté du français (C2).
Je peux comprendre et interpréter
pratiquement toute sortes de textes écrits, y compris ceux abstraits, ceux structurellement
complexes, ceux littéraires avec des traits familiers ou des textes documentés.
.
En anglais je suis un utilisateur
B2.
Je peux lire différents
écrits sur ce qui m’intéresse et en
comprendre facilement les points
essentiels.
Je possède un vocabulaire étendu
qui me permet de lire. Toutefois il m’arrive d’avoir des difficultés sur des
mots ou des expressions courantes. Je peux rapidement identifier le contenu,
l’importance d’information des articles et rapports sur de nombreux sujets professionnels
afin de décider si une étude plus approfondie est valable.
En conclusion je pense que tout
ce mélange d’apprentissage des différentes langues a enrichi ma culture
personnelle. Il me permet aussi une intégration universelle. Le monde, avant
tout demande de la communication, qui est la source de la compréhension de
l’autre.
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