ONG Stichting Bakens Verzet (Une Autre Voie), 1018 AM Amsterdam, Pays Bas.

 

Creative Commons License

 

Cette œuvre a été mise à la disposition du public général aux termes d’une licence

Creative Commons Attribution-Pas d’Utilisation Commerciale-Partage dans les Mêmes Conditions 3.0 non transposée.

 

VIVONS TOUGAN

Édition 08 : 14  Juin, 2014.

 

SOMMAIRE EXÉCUTIF. 

 

« Comme la biosphère, les économies vivantes que nous cherchons s’organiseront elles-mêmes dans un cadre de règles de marché. Avec leurs racines locales, dépendant surtout de la propre base de ressources, elles contiendront des incitations à faveur de l’adaptation aux microenvironnements locaux. En présence de pouvoirs propriétaires pour faire des décisions distribuées parmi les membres de la communauté dans leurs rôles multiples de producteurs, consommateurs et citoyens,  y aura-t-il une incitation naturelle à faveur de l’internalisation des frais et à de la gestion responsable. » (Korten D., The New Economy : Design for Life. Can we design a self-correcting society?, YES! Magazine, Bainbridge Island,  02 Mai, 2011 – traduction Stichting Bakens Verzet (ONG Une Autre Voie))

Le projet ci-joint a été rédigé suivant un Modèle innovateur pour projets locaux de développement intégré autofinancés, écologiques et durables. Il couvre un ensemble complet de structures sociales, financières, productives et de service nécessaires au développement durable continu des communautés bénéficiaires. Tous les objectifs du Millénaire y sont dépassés sauf ceux relatifs aux vaccinations, à la médecine curative et à l’objectif  8 qui n’a rien à quoi faire avec le développement local. Telles exclusions sont dues au fait qu’elles sont cause de fuites financières de la zone du projet. Le projet à été élaboré avec la participation des populations intéressées qui en font le planning, l’exécution et la gestion de toutes les structures établies, dont elles sont les propriétaires. Elles en remboursent tous les frais de gestion, d’entretien, de remplacement à long terme, et éventuellement à l’échéance d’une période de dix ans, même les frais initiaux en compte capital. Toutes les structures sont organisées pour réserver et assurer aux femmes un rôle dominant dans toutes les activités du projet. Le financement, les technologies adoptées et le développement des capacités humaines sont harmonisés pour offrir des solutions praticables et durables au développement intégré de la zone du projet.

Toutes les structures sociales, financières, productives et de service s’appliquent de manière automatique à tous les habitants résidents de la zone du projet, sans exclusion. Le concept prioritaire est celui de l’achèvement d’une bonne qualité de vie pour tous. Le projet porte à la mobilisation générale de la population locale.

 

Le modèle pour les projets de développement intégré lui-même à la forme d’une table matières pour la rédaction de la documentation relative à chaque projet individuel.

 

Cliquer sur les voix individuelles pour avoir des informations plus détaillées.

 

PRÉSENTATION DU PROJET.

 

Une présentation Powerpoint à 31 diapositives.

 

ZONE DU PROJET.

 

[ Un paragraphe sur la location du projet, ses dimensions, sa population]

Carte de la zone du projet.

Carte de la ville de Tougan.

Liste des villages et de quelques services y prévus.

 

QUELQUES PROBLÈMES DE  BASE.

 

Le projet fournit des solutions innovatrices et complètes aux problèmes les plus urgents dans la zone du projet, présentés en ordre alphabétique.

 

Adaptation, écologie et conservation.

Agriculture et la sécurité alimentaire.                      

Corruption.

Crises du crédit et les solutions y offertes.                            

Eau et l'assainissement.             

Éducation.                    

Genre et les droits de la femme.

Objectifs du Millénaire : Présentation Powerpoint. 

Objectifs du Millénaire : les solutions proposées.

Renforcement des capacités des populations locales. (Texte actuellement en anglais)

Santé.

 

JUSTIFICATION ANTHROPOLOGIQUE DES STRUCTURES DU PROJET.

 

Ce projet de développement intégré est justifié anthropologiquement. Il est structuré pour une communauté de 11.155 ménages, soit 76.740 habitants, avec une superficie de 1800 km environ, qui puissent fournir soit une gamme large de biens et de services soit un marché local qui puisse les consommer et/ou s’en servir. Les membres individuels de la communauté peuvent s’associer personnellement avec toutes les structures du projet et sont encouragés à y participer librement. Ce type de structure politique a pris forme il y a 3.500 ans, avec la cité-état grecque. Voir par exemple l’état idéal d’Aristote.

 

La zone du projet comprend 41 structures administratives intermédiaires, chacune desquelles avec un moyen de 1865 habitants, offrant déjà une certaine division des tâches. On les appelle les «commissions intermédiaires ». Ce type de structure s’est constitué il y a 7.500 ans.

 

Au troisième niveau, a-t-on 288 unités administratives locales, chacune avec un moyen de 266 personnes. On les appelle les «commissions réservoir ». Elles constituent le cœur battant du projet. Cette structure a pris forme en Mésopotamie il y a +/- 13.000 ans. Elle est basée sur un clan de famille ou tribu.

 

Beaucoup des structures typiques des pays industrialisés réfléchissent toujours les trois niveaux administratifs ci-dessus prévus, car ils se réfèrent soit au développement des rapports sociaux humains soit au développement des capacités humaines et, peut être, même aux dimensions du cerveau humain.

 

Le principe de subsidiarité avec sa chaîne des responsabilités s’applique à toutes les structures.

 

Pour plus détails voir la présentation  Powerpoint sur  l 'architecture de base du projet. Powerpoint (14 diapositives.).              

 

LES STRUCTURES DE BASE DU PROJET.

 

Toutes les structures créées au cours de la mise en œuvre du projet fonctionnent aux trois niveaux anthropologiques cités. Elles sont créées dans un ordre de séquence critique.

 

Les premières structures créées sont les clubs de santé, qui permettent aux femmes de s’organiser et de voter en bloc aux réunions ; puis les commissions réservoir, puis les commissions intermédiaires, et enfin la commission centrale, ou parlement, du projet. Une fois créées les structures sociales, suivent les structures financières, à commencer avec la formation du système local d’échanges (système SEL-LETS), suivi du système coopératif de micro-crédits sans intérêts et sans frais en monnaie formelle et enfin les groupes coopératifs d’achat de biens d’investissement à faveur de la productivité.  Une fois établies les premières deux structures financières, peut-on commencer à créer les structures productives nécessaires et de suite les services prévus, y compris ceux pour l’eau potable et l’assainissement.

 

Pour un sommaire des structures voir la présentation Powerpoint sur les structures de base du projet.

 

Pour informations complètes sur les structures voir la section sur la création des structures prévues..

 

LES OBJECTIFS À LONG TERME.

 

Les objectifs à long terme de ce projet de développement intégré comprennent : 

 

01. Faciliter une amélioration continue de la qualité de vie et de la santé de tous les 76.740 habitants résidents de la zone du projet, sans exclusion.
02. Établir une économie locale dans le zone du projet qui soit autonome, coopérative, sans intérêts financiers et sans inflation.

03. Éliminer les fuites financières de la zone du projet..

04. Dédier les ressources humaines présentes dans la zone du projet à la production et au développement locaux.
05. Réduire l’incidence
des maladies d’origine hydraulique, de la malaria et d’autres maladies infectieuses.

06. Réduire la mortalité infantile et faciliter le planning familial.
07. Améliorer le
niveau de la scolarité pour tous, et surtout celui des jeunes filles et des femmes.

08. Éliminer la dépendance sur les combustibles et aliments importés dans la zone du projet.
09. Contribuer activement à la
réduction de la déforestation et à a lutte contre l’augmentation de la température globale mondiale et surtout adapter la Commune de Tougan aux changements climatiques.

10. Créer de la valeur ajoutée à travers la mise en œuvre de structures de recyclage des urines, de l'excréta et des ordures solides (assainissement).

11. Créer une culture d'entretien et de conservation des investissements réalisés.
12. Atteindre le plein respect des droits des femmes  et leur participation majoritaire à toutes les structures du projet.

13. Assurer à tous les habitants de la zone du projet une activité coopérative productive à plein temps.  (“Travail à pleines journées”)

14. Contribuer à arrêter l’émigration des zones rurales vers les grandes villes.

15. Dépasser les  objectifs du Millénaire dans la zone du projet à l’exclusion des vaccinations, de la médecine curative et quelques aspects de l’objectif 8,  lesquels n’ont rien à faire avec le développement local.

 

LES RÉSULTATS ATTENDUS À COURT TERME.

 

Une fois créées les structures de base prévues, la population locale peut suivre ses propres idées et initiatives. Là où on se sert de la main d’œuvre et des matériaux locaux, peut-on agir dans le cadre du système d’échanges local créé par le projet sans avoir besoin d’un budget en monnaie formelle (Euros). Cela explique comment on peut construire.par exemple, tellement d’écoles locales y payer, le cas échéant, les professeurs sans influencer le budget en monnaie formelle du projet.

 

Les populations locales se mobilisent.

 

À titre d’exemple, puisque les 288 commissions de développement au niveau de réservoir agiront de façon tout à fait indépendante l’une de l’autre, une école peut en principe être construite de manière contemporaine dans la zone de chaque commission réservoir. La construction de jusqu’à  288 écoles primaires peut sembler une tâche énorme. Vue toutefois comme 288 microprojets chacun mis en œuvre par les populations locales dans le cadre d’un système local d’échanges, peut-on comprendre la possibilité de sa réalisation au cours de quelques mois. 

 

Le même concept s’applique aux résidences des infermières, aux structures pour la conservation des aliments, les pépinières etc., et au niveau des commissions pour le développement intermédiaire en ce qui concerne la construction des écoles secondaires, des cliniques pour médecins, des banques à semences etc.

 

La plupart de telles nombreuses activités importantes ne pèse en effet qu’à peine sur le bilan du projet. 

 

Les bénéfices aux populations sont calculés sur la base d’un taux de conversion de € 3 par journée de travail à 8 heures.

 

Par conséquence, les résultats minimums directs attendus (il s’agit de calculs extrêmement conservateurs) sortant «automatiquement » de ce projet comprennent :

 

La création de structures sociales commissions réservoir, commissions intermédiaires, commission centrale démocratiques de préférence avec une participation active possiblement majoritaire des femmes .

 

01. 288 clubs de santé communautaires créés et fonctionnels dans la zone du projet; cours permanents d’éducation à l’hygiène auprès de jusqu’à 329 écoles.

02. 288 commissions réservoir à 5-7 membres établies et fonctionnelles, chacune à service de +/- 40 familles (266 personnes).

03. 41 commissions intermédiaires à 5-9 membres établies et fonctionnelles, chacune à service de +/- 270 familles (1865 personnes).

04. Une commission centrale à 41 membres créée et fonctionnelle, à service de la zone entière du projet (11.155 ménages; 76.740 personnes).

 

Structures financières pour combattre la crise financière, et les épargnes y relatives.

 

05. Une structure coopérative d’échange local  SEL-LETS créée et fonctionnelle, à service des 288 zones de développement local, des 41 zones de développement intermédiaire, et de la zone entière du projet.

06. Une structure coopérative de microcrédit sans intérêts créée et fonctionnelle, à service des 288 zones de développement local, des 45 zones de développement intermédiaire, et de la zone entière du projet.

07. Diverses coopératives d’achat créées et en fonctionnelles, à service des 288 zones de développement local, des 45 zones de développement intermédiaire, et de la zone entière du projet. On pense à des groupes (volontaires et non) pour l’achat par exemple de médicaments et de systèmes PV domestiques.

08. Le fonds des microcrédits concédés sur 10 ans (€ 31.219.696), qui porte à une épargne en principe de +/- €  1.560.098 environ d’intérêts par an.

 

Structures de sécurité sociale.

 

09. Un système de sécurité sociale est créé et fonctionnel, à service des 288 zones de développement local, des 41 zones de développement intermédiaire, et de la zone entière du projet.

 

Eau et l'assainissement, et les épargnes y relatives.

 

10. Un système individuel d’assainissement est installé auprès de chacune des 11.155 habitations, dans les lieux publics et dans les écoles.

11. 104 forages à plusieurs pompes sont forés et équipés d’une installation à trois unités de pompage manuel et d’une aire de lavage. Bénéfice des aires à lavage : 4 heures/femme par semaine = +/- €  693.756 par an.  

12. 288 systèmes de pompage solaire PV à haute pression, chacun à service de +/- 40 familles (266 personnes), fournissent de l’eau potable saine sur toute la zone du projet et dans toutes les circonstances prévisibles.

13. 288 réservoirs à eau potable, chacun installé dans un rayon maximum de 150 m. des habitations des usagers. Bénéfice financier :  moyen de corvée actuelle 1 femme/heure par jour , soit 365 femme/heures par an par famille, x  11.155 familles = 4.056.975 femmes/heures par an, soit 507.122 jours de travail par an.  À un taux de conversion de € 3 par jour de travail, € 3 x 507.122 jours = +/-    1.500.000 de bénéfices par an.

14. 11.115 systèmes domestiques de récolte de l’eau pluviale produits localement et installé auprès de chacune des habitations individuelles.

15. 288 systèmes efficients de drainage des eaux pluviales installés et fonctionnels, un auprès chacun des 288 réservoirs à eau.

16. +/- 1000 réservoirs à 15m3  pour la récolte de l’eau pluviale, installés sur les terrains agricoles pour la micro-irrigation manuelle et/ou à gouttes. Aucune irrigation «industrielle » n’est prévue.

 

Recyclage des urines, de l'excréta et des ordures solides (assainissement), et les épargnes y relatives.

 

17. 288 systèmes pour la récolte et recyclage des déchets établis et fonctionnels, au niveau de chaque commission de développement local.

18. 41 systèmes pour la récolte et recyclage des déchets établis et fonctionnels, au niveau de chaque commission intermédiaire de développement.

19. Un système pour la récolte et recyclage des ordures, établi et fonctionnel au niveau du projet.

20. Épargne des coûts des engrais. Un moyen de 550 kg d’urine et 51 kg de fèces par personne par an, avec une production totale de 4550 gr. d’azote et 548 gr of phosphore. Équivalent au niveau du projet de 275 tonnes d’urée et 275 tonnes d’engrais  NPK 15 :15 :15 par an, pour une valeur de € 217.000. La production locale des engrais à partir du recyclage des urines et des fèces suffit à couvrir la production de tous les aliments dont les habitants ont besoin, en leur assurant une nourriture variée. Il n’y a en principe aucun travail supplémentaire à la charge des femmes.

 

Facilités à faveur de la santé, et les épargnes y relatives.

 

21. Jusqu’à 288 infermières locales fournies d’habitation au travail (et éventuellement payées) au niveau du développement local (commission réservoir).

22. Jusqu’à 41 centres médiques pour médecins construits au niveau de commission intermédiaire, et fonctionnelles selon la disponibilité de personnel qualifié.

23. Un plan rédigé pour la construction et mise en œuvre d’un hôpital de base, au niveau du projet, dont la construction, l’entretien, et quelques services pourront être effectués dans le cadre du système local d’échanges établi.

24. Réduction des frais médicaux pour le traitement des maladies portées de l’eau. 50% de la population (38.370 partie de 76.740) au moins une fois par an  par multiplié le coût moyen par cas pour les médicaments et pour le médecin de €  20.  38.370 cas  x    20 = €   767.400.

25. Augmentation de la productivité due à la réduction de l’incidence des maladies portées de l’eau :  50% de la population adulte (50% de 50.000)  x  dix jours par an  x revenus € 3 par jour = 25000 x 10 x 3 = €750.000.

26. Réduction du 50% de l’incidence de la malaria, (soit 40% de la population au moins une fois par an) à travers le drainage des eaux de superficie, l’utilisation des moustiquaires fabriqués localement , les cours d’éducation à l’hygiene etc.  Réduction du 50% des frais de traitement anti-malarique (€  10 par cas) pour 40% de la population (soit 30.696 cas sur une population de 76.740) au moins une fois par an. Soit  € 10 par 30.696 personnes x coût moyen du traitement anti-malarique € 10 = 30.696 x  € 10  =  +/- € 300.000

27.  Augmentation de la productivité due à la réduction de l’incidence de la malaria : 10% de la population adulte (soit 10% of 50.000 ou  5.000 adultes)  x 10 jours x revenu conventionnel de €  3 par jour = 5000 x 10 x 3 = €  150.000.

28. Réduction des frais de la transportation urgente de malades à l’hôpital , soit le louage d’une voiture à € 38 par fois,  d’habitude actuellement payé par collecte parmi tous les membre de la famille du patient. Le 10% de la population 76.746 au moins une fois par an,  soit €  38 x 7.646 = €  290.548.

29. Présence de 41 ambulances à vélo construites localement , fournies de personnel, une pour commission intermédiaire de développement.

30. Présence de 3 voitures à ambulance (deuxième main), fonctionnelles utilisant de bio-fuels produits localement au niveau du projet. À partir des 3 années de gestion.

 

Éducation : structures. Selon les méthodes traditionnelles de calcul, la création de services éducatifs nouveaux ne porte aucun bénéfice monétaire. ( !)

 

31. Jusqu’à 288 écoles primaires construites au niveau de commission de développement local, fournies d’enseignants.

32. Jusqu’à  41 écoles secondaires construites au niveau de commission intermédiaire, fournies d’enseignants.

33. Une école métiers construite au niveau du projet,  fournie d’enseignants.

34. Un cours universitaire préparatoire au niveau du projet, fournie de professeurs.

35. Jusqu’à  288 écoles élémentaires, 41 écoles secondaires, 1 école métiers et 1 facilité de cours universitaire préliminaire équipées de structures d’éclairage photovoltaïque.

36. Jusqu’à  288 salles d’études construites au niveau des commissions réservoir.

37. Jusqu’à  288 salles d’études équipées d’éclairage photovoltaïque.

38. Jusqu’à  288 cours permanents du soir à faveur des adultes, surtout des femmes, fournis d’enseignants et fonctionnels.

 

Foyers de cuisine améliorés, et les épargnes y relatives.

 

39. Au moins 11.155 foyers de cuisine améliorés produits localement, distribués, et fonctionnel.

40. Élimination de la corvée de bois : 60% des familles (soit 60% de 11.155 familles ou 6.693 familles)  x  4 heures par semaine (soit 40% d’une journée, cette fois à dix heures de travail) x revenu €  3 par jour, soit €1,20 par famille par semaine. €  1,20 par semaine x 6.693 femmes = €  8.031 par semaine, soit €  472.000 par an.   

41. Réduction des frais  d’achat de bois à chauffe pour la cuisine(ou une source alternative) : 40% des familles (soit 40% de 11.155 soit 4.462). Pour le bois dans la ville de Tougan, une famille de 7 personnes consomme environ 500 CFA   ( +/- € 0,75)  de bois par jour. Réduction du 65% à travers l’utilisation des foyers améliorés + Cfa 325 (soit € 0,50) par famille par jour. 4.462 familles x € 0,50 x  365 = € 814.000.

42. Reforestation “automatique” 6.5 kg (partie de l’utilisation actuelle de 10 kg de biomasse par famille par jour) porte à une épargne en bois de : 6.5 kg (épargnes bois de chauffe) x 11.155 familles x 365 = 26.500 tonnes par an multiplié par la valeur actuelle à pied de bois à pulpe de € 7.5 par tonne = € 198.750 par an. Pour détails voir structures pour l’adaptation aux changements climatiques, reforestation, conservation et écologie.

 

Agriculture et la sécurité alimentaire, et les épargnes et fournitures supplémentaires y relatives.

 

43. Jusqu’à  288 pépinières établies au niveau des commissions réservoir, et fonctionnelles.

44. Jusqu’à  41 pépinières établies au niveau des commissions intermédiaire, et fonctionnelles.

45. La réduction des frais du traitement de personnes souffrant la faim, ou du à l’hygiène inadéquate, ou causés par la fumée à l’intérieur et à l’extérieur des habitations : 25% de la population au moins une fois par an x  un coût moyens pour médicaments et médecins     20 = 19185 x    20 = €   383.700.

46. La réduction du 80% des frais d’importation des aliments dans la zone du projet. Les frais moyens par famille sont actuellement +/- €  2,20 par jour, dont  80% monte à    1,75.    1,75  x 11.155 familles x 365 =    7.125.500 par an.  Cette seule épargne ANNUELLE représente le 89% du capital initial d’investissement !

47. 288 Facilités pour le stockage des aliments construites, une au niveau de chaque commission réservoir, avec personnel et fonctionnelles.

48. 41 Facilités pour le stockage des aliments construites, une au niveau de chaque commission intermédiaire, avec personnel et fonctionnelles.

72. 1 Coordonnateur central pour la gestion du stockage des aliments nommé et fonctionnel.

49. Les bénéfices alimentaires supplémentaires dérivants de la plantation de 600.000 arbres à fruit et/ou à noix, 400.000 plantes de bambou (pour pousses de bambou comestibles et pour l’utilisation générale), 1.440.000 arbres de Moringa (feuilles « à épinards » comestibles), et l’afforestation à espèces traditionnelles avec 1.200.000 arbres.

50. Jusqu’à  41 banques de semences créées et  fonctionnelles, une au niveau de chaque commission intermédiaire.

51. Une banque de semences créée et fonctionnelle, au niveau du projet.

 

Meuneries, et les épargnes y relatives.

 

52. 288 meuneries manuelles établies et fonctionnelles, une au niveau de chaque commission réservoir.

53. Épargne de temps des femmes et jeunes filles pour la préparation des aliments sur une base typique de 2 heures par ménage par jour. Épargne 1,5 heures par ménage par jour, soit 15% d’un revenu de € 3 par jour de travail à 10 heures, ou  € 0,45 par ménage par jour.  € 0,45 par jour x 11.155 ménages x 365 days = € 1.832.000.

 

Activités agro-forestières et biomasse pour la production de mini-briquettes pour les fourneaux améliorés.

 

54. Jusqu’à  576 contrats pour la fourniture de biomasse pour la production des mini briquettes pour les foyers signés et en cours d’implémentation.

55. Un projet démonstration pour le reforestation et parc naturels utilisant des espèces natives établi et en cours de mise en œuvre. 1.200.000 arbres (400 arbres par hectare sur 3.000 hectares) plantés et entretenus jusqu’au point naturel de leur survie autonome. Les populations décideront la distribution des plantations sur le territoire de la zone du projet.

56. Jusqu’à  288 initiatives au niveau de développement local de plantage distribué d’arbres à fruit et/ou à noix ou équivalent en cours de mise en œuvre. Superficie moyenne de 15 hectares par zone de commission réservoir. Moyen 200 arbres par hectare, soit 3000 arbres par commission réservoir, soit +/- 600.000 arbres au niveau du projet.

57. Jusqu’à 288 initiatives au niveau de développement local pour les plantations de bambou sur le prairies ou terres de récolte planifiées et en cours de mise en œuvre. Superficie moyenne de 7 hectares par zone de commission réservoir à 2000 plantes par hectare, soit 14000 plantes par initiative, et jusqu’à 4.000.000 plantes au niveau du projet entier. Voir aussi les fichiers Des informations spécifiques au rôle du bambou dans le cadre des applications d’afforestation et reforestation (AR) et celui Activités agro-forestières à petite échelle – telle la culture de plantations de bambou sur les prairies et les terres cultivées. 

58. Jusqu’à  288  activités agro-forestières à petite échelle – plantations à démonstration et à utilisation exclusivement locale, y comprises les plantation de Moringa sur les terres marginales.  Superficie moyenne 8 hectares par zone de commission réservoir avec 600 arbres Moringa par hectare, soit 4.800 arbres. Au niveau du projet  cela signifie +/- 2400 hectares et 1,440.000 arbres plantés et entretenus.

59. 288 activités pour la plantation, récolte et distribution d’huile de Jatropha. Superficie moyenne par activité 7,5 hectares à 1750 arbres par hectare, soit 13.000 arbres par commission réservoir, soit 1500 hectares plantés et 3.500.000 arbres au niveau du projet.

 

Éclairage photovoltaïque à faveur des études et l’éclairage et réfrigération dans les cliniques.

 

60. Jusqu’à 288 systèmes éclairage à 200 Wc, un système installé dans chacune des 288 écoles élémentaires au niveau local de développement.

61. Jusqu’à 288 systèmes éclairage à 200 Wc, un système installé dans chacune des 288 salles d’études au niveau local de développement.

62. Jusqu’à 41 systèmes éclairage à 400 Wc, un système installé dans chacune des 41 écoles secondaires au niveau intermédiaire de développement.

63. Jusqu’à 41 systèmes éclairage à 400 Wc, un système installé dans chacune des 41 cliniques au niveau intermédiaire de développement.

64. Jusqu’à 41 systèmes de réfrigération à 400 Wc pour vaccines et médicaments, un système installé dans chaque zone intermédiaire de développement.

 

Transport et communications.

 

65. Jusqu’à  500 km de sentiers à piétons et à vélos bordés d’arbres posés et en utilisation.

66. Jusqu’à  288 unités de radiotéléphone ou équivalent établies et fonctionnelles au niveau de commission réservoir.

67. Une station radio locale établie, avec personnel, et fonctionnelle.

 

Unités de production, et les épargnes y relatives.

 

68. 4 unités coopératives de production d'articles en composites de gypse construites et opératives.

69. 41 unités coopératives pour la production des mini briquettes pour les foyers construites et opératives au niveau de commission de développement intermédiaire.

70. Une coopérative pour l’installation et l’entretien des services de fourniture en eau potable établie et opérative.

71. La production de  600.000 litres par an d’huile de Jatropha à travers jusqu’à 288 activités pour la récolte des noix et la distribution d’huile de Jatropha, une au niveau de chaque commission réservoir. La production de l’huile commence à partir de la sixième année suite à la semaison. Elle peut être plus ou moins centralisée, à choix des habitants. Épargnes €  550.000 par an.

 

LISTE DES 9861 OCCUPATIONS DIRECTEMENT CRÉÉES

 

À supplément des 71 voix nommées ci-dessus et les occupations indiquées ci-dessous, les structures mises en place par le projet permettent aux populations locales d’entreprendre toutes les initiatives qu’elles ne veulent, selon leurs désirs et capacités.

 

Cliquer ici pour la liste complète des occupations FTE (temps plein) permanentes créées.

 

Structures sociales                                                      272

Structures financières                                                 386

Structures eau et assainissement                              476

Structures recyclage                                                    405

Structures santé                                                           460

Structures éducation                                                 2411                         

Structures agriculture et sécurité alimentaire          973

Structures meunières                                                   144

Structures afforestation et mini-briquettes            3380               

Structures de transport et communications             421

Structures de production                                            533

 

CONFORMITÉ  AVEC LES CONDITIONS DE LA CHARTE DE LA TERRE.

 

Ce projet de développement intégré se conforme à toutes les conditions de la Charte de la Terre. Il dépasse tous les objectifs du Millénaire dans la zone du projet, sauf ceux relatifs aux vaccinations, la médecine curative et quelques aspect de l’objectif  8 qui n’ont rien à quoi faire avec le développement local.

 

LES FRAIS DU PROJET.

 

Ce projet coûte +/- € 13.750.000 soit € 179 par personne dont le 42% (soit € 75,50) est fourni par les habitants eux-mêmes à travers des travaux effectués aux termes du système de monnaie locale établi au cours de l’une des premières phases de la mise en œuvre du projet. Cela laisse une exigence financière en forme de capital initial d’investissement montant à  € 7.979.531 (soit +/- € 104 par habitant).

 

Aux buts budgétaires, la participation des populations locales (exprimée en heures de travail aux termes du système de monnaie locale) est convertie en Euros à un taux d’échange agréé pour chaque journée de huit heures de travail. Ce taux de conversion monte d’habitude à Euro 3 par jour. Au cas où le capital initial de € 7.979.681 ne soit pas mis à disposition en forme de don, le projet s’autofinance, sujet à un prêt sans intérêts remboursable à distance de dix ans.

 

LE BILAN DU PROJET.

 

Cliquer :

 

Sommaire du bilan.

Détails complets du bilan.

 

Pour informations complètes sur le système du bilan du projet, consulter la section justification financière.

 

Les fonds au bilan destinés aux “structures productives” se trouvent au bilan pour en couvrir les frais initiaux de leur établissement. Ces financements sans intérêts en monnaie formelle sont remboursés dans le Fonds Coopératif de Développement Local sur une période, d’habitude de 4-5 ans, retenue réaliste par les participants eux-mêmes. Les remboursements effectués par les individus recevant des financements du Fonds sont effectués par moyen de la vente d’une partie des produits ou services en question HORS DE LA ZONE DU PROJET jusqu’au moment où le remboursement ne soit terminé.

 

REMBOURSEMENT  (LE CAS ÉCHANT)) DES INVESTISSEMENTS INITIAUX.

 

Les investissements initiaux en compte capital sont couverts et remboursés, le cas échéant, par les populations à distance de dix ans.

 

Le fonds local de microcrédit.

 

Le système de base pour le financement des projets de développement intégré est celui du Fonds Coopératif de Développement Local établi dans chaque zone de projet. Les populations bénéficiaires  paient une contribution mensuelle d’au moins Euro 3 par famille dans ce fonds. Une structure à trois niveaux de sécurité sociale est créée à défense des intérêts des pauvres, des malades et des handicapés. Les monnaies versées dans le fonds sont recyclés de manière systématique en forme de microcrédits sans intérêts aux populations locales à couverture des investissements productifs. Les financements autofinancés mis à disposition de cette manière montent à au moins € 31.219.696 ( soit € 2.800 par famille) sur la première période de dix ans.

 

Le fonds est organisé à ce que le montant y disponible soit suffisant à distance de dix ans à couvrir le remboursement dans un seul coup du capital initial d’investissement. Au cas d’un tel remboursement, le montant dans le Fonds Coopératif de Développement Local tournera vers le zéro. Puisque les familles continueront à faire leurs contributions mensuelles dans le fonds, le montant y disponible s’augmentera de nouveau au cours du deuxième cycle décennal comme il l’a fait au cours du premier cycle. Tel montant est à sa fois recyclé pour le financement de microcrédits sans intérêts à bénéfice du développement productif local jusqu’au moment où il ne soit nécessaire pour le remplacement de biens en compte capital et/ou des extensions aux services À ce point, le fonds tournera de nouveau à zéro, pour se reconstituer de nouveau au cours du troisième cycle décennal, et ainsi de suite de manière durable et permanente.

 

Le protocole de Kyoto.

 

Un menu innovateur de 13 méthodologies pour financement CDM aux termes du Protocole de Kyoto aurait fourni le financement du projet à distance de six ou huit ans. Malheureusement le marché CDM du carbone s’est écroulé au point où la valeur des certificats CER est inférieure aux coûts de gestion, malgré les procédures simplifiées introduites pour la forme au bénéfice des pays les plus pauvres.

 

Pour des informations détaillées sur tels éventuels financements, référez-vous SVP au document le problème du protocole de Kyoto et le projet Vivons Tougan.

 

En théorie, les revenus nets indicatifs pour le projet auraient pu monter à +/- € 24.000.000,  permettant le remboursement du projet vers la fin de la sixième année de gestion sur la base des revenus CDM des premiers cinq ans d’activités.

 

Fonds Vert pour le Climat : Pour l’Adaptation aux Changements Climatiques.

 

Ce projet couvre automatiquement presque toutes les actions recommandées pour l’adaptation aux changements du climat dans les pays et les communautés pauvres. À ce but un Fonds Vert pour l’Adaptation aux Changements Climatiques se trouve en cours de formation dans le cadre de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC). Les donations au fonds montaient au total «impressionnant » de US$ 9 million au 17 Septembre, 2013. Puisque le pays hôte de ce projet se qualifie à l’assistance pour l’adaptation aux changements climatiques, le gouvernement national  pourrait le faire rentrer dans la cadre de son plan national d’adaptation.

 

Pour informations sur comment le projet fait face aux problèmes poses du changement climatique voir la section adaptation, écologie et conservation.

 

ASPECTS INNOVATEURS DU PROJET.

 

Observations de nature générale sur les aspects innovateurs du projet:

 

01. Le concept de la création de structures  sociales, financières, productives et de service comme base du développement intégral dans une zone de projet à  76.740 personnes est à retenir extrêmement innovateur. La révolution qu’il porte aux possibilités de développement se réfère à l’organisation des structures proposées. Une fois que les structures soient en place, les populations locales disposeront de tous les instruments leur nécessaires pour la mise en œuvre de leurs initiatives préférées.

 

02. L’ordre de séquence critique pour la création des structures du projet est d’importance vitale. On se sert en effet des structures sociales pour créer celles financières, puis des structures financières pour créer celles de la production locale, et par la suite des unités de production locale à couverture des exigences (par exemple réservoirs à eau, toilettes, foyers) nécessaires aux structures de service.

 

03. On met en marche une mobilisation générale puissante des populations locales à travers des structures créées.

 

04. Les populations locales sont responsables de la planification, de la mise en œuvre, de la gestion, et des frais de toutes les structures. EIles reçoivent de l’assistance, au cours de l’implémentation initiale du projet d’une équipe (très réduite) d’experts sous la direction d’un coordonnateur/coordonnatrice d’origine locale.

 

Les aspects innovateurs relatifs à l’agriculture et à la sécurité alimentaire comprennent :

 

01. On se sert d’un menu innovateur de méthodologies CDM  pour achever soit la sécurité alimentaire, soit le stockage de CO2, soit la génération de certificats CER à couverture [éventuelle] du remboursement (le cas échéant) du financement initial en compte capital.

 

02. La production d’engrais à travers du recyclage des urines et des fèces au niveau des ménages et/ou au niveau local est suffisante à permettre  la culture de tous les aliments de base nécessaires aux populations. Les épargnes ANNUELLES ( €  7.125.500 par an) représentent le 89% du capital initial d’investissement !

 

03. Le recyclage des déchets de cuisine et des jardins au niveau des commission réservoir fournit des aliments pour poules, chèvres, et en présence de conditions religieuses appropriées, porcs, favorisant une variété de diètes.

 

04. L’institution de pépinières opérantes dans le cadre du système de monnaie locale optimise soit les cultures locales que l’utilisation des semences locales.

 

05. L’utilisation de plantations à arbres de fruit et de noix,  de bambou, de Moringa (raifort) et de Jatropha constitue une double garantie de sécurité alimentaire et fournit des matières premières pour de nombreuses applications productives locales.  Le cas échéant, les plantations peuvent servir à garantir le remboursement du capital initial d’investissement.

 

Les aspects innovateurs relatifs à l’écologie, à la conservation et à l’énergie comprennent:

 

01. On se sert d’un menu innovateur de méthodologies CDM couvrant des types divers d’utilisation des terrains pour rembourser (le cas échéant) le capital initial d’investissement, pour réaliser le stockage de CO2, et pour améliorer la gestion des eaux pluviales et les infrastructures écologiques dans la zone du projet.

 

02. Une combinaison unique de méthodes et technologies facilite la formation d’un système économique local qui soit énergie-neutre et écologiquement durable et responsable.

 

03. La combinaison de méthodes et technologies proposée se conforme aux principes de la Terre Mère introduits récemment par législation en Bolivie.

 

04. On se sert exclusivement et de manière systématique de technologies d’énergie renouvelables, telle l’application généralisée des installations à énergie photovoltaïque.

 

05. En principe, toute l’énergie utilisée est renouvelable. Elle est produite et consommée exclusivement dans la zone du projet même. 

 

Les aspects innovateurs relatifs à l’éducation comprennent:

 

01 On peut construire selon les exigences un nombre quelconque d’écoles et d’accommodations pour les enseignants en utilisant de la main d’œuvre et des matériaux locaux dans le cadre du système de monnaie locale établi. Cela signifie que soit les écoles que les accommodations soient construites de façon coopérative par les populations locales. En même temps, les constructeurs et fournisseurs sont toujours payés pour leur travail et leurs livraisons.

 

02. On peut payer les enseignants, ou bien subventionner leurs salaires en monnaie formelle, aux termes du système local d’échanges établi par le projet.

 

Les aspects innovateurs relatifs aux structures financières comprennent:

 

01. La fusion (mélange) d’un système innovateur de monnaie locale avec un système, également innovateur, de microcrédits sans intérêts et sans frais en monnaie formelle opérant dans le cadre du système  de monnaie locale. Il s’agit peut-être de l’aspect individuel le plus innovateur du projet.

 

02. On se sert du système de monnaie locale pour mobiliser les populations locales. Tous les membres adultes de la population deviennent automatiquement membres du système. Toutefois, les usagers sont toujours libres de choisir, s’ils le préfèrent, d’effectuer une transaction dans le cadre du système de monnaie locale ou dans le cadre de celle formelle. La monnaie locale établie supplémente celle formelle sans la remplacer.

 

03. Le système innovateur proposé des microcrédits sans intérêts et sans frais en monnaie formelle est géré par les populations elles-mêmes. Les fonds utilisés les appartiennent. Le contrôle social local féroce devrait assurer le remboursement de tous les financements effectués. Sur base conservatrice, supposant une période moyenne de rembours de deux ans, le système générera des microcrédits sans intérêts pour au moins € 2.800 par famille à faveur de l’augmentation de la productivité au cours de chaque période de dix ans de gestion et des épargnes d’intérêts de € 1.500.000 par an.

 

Les aspects innovateurs relatifs aux structures de la santé comprennent:

 

01. Les actions relatives à la santé sont basées sur la prévention et sur la santé sociale plutôt que sur la médecine curative.

 

02. [Avec le passer du temps, à main que l’on puisse disposer de médecins], l’on se sert du système de monnaie locale pour établir jusqu’à 41 centres médicaux locaux y comprises des accommodations appropriées avec cabinet médical et, le cas échéant, des subventions aux salaires des docteurs. Cela signifie que soit les centres de santé que les accommodations soient construites de façon coopérative par les populations locales. En même temps, les constructeurs et fournisseurs sont toujours payés pour leur travail et leurs livraisons.

 

03. Les médecins peuvent être payés, ou bien leurs salaires de l’état subventionnés, par les populations locales aux termes du système local d’échanges établi.

 

04 Jusqu’à 288 points d’infirmier, y comprises les accommodations pour les infirmières, seront construits aux termes du système de monnaie locale établi en utilisant des matériaux et main d’œuvre locaux. Cela signifie que les points infirmiers restent la propriété coopérative des populations, tandis que les constructeurs et fournisseurs sont toujours payés pour leurs contributions.

 

05. Les infirmiers/infirmières peuvent être payés, ou bien leurs salaires de l’état subventionnés, par les populations locales aux termes du système local d’échanges établi.

 

06. L’achat en vrac des médicaments est effectué par le projet en fonction des prescriptions médiques. À ce but, l’on établit un fonds coopératif d’assurance maladies au niveau des commissions réservoir ou au niveau de commissions intermédiaires ou au niveau général du projet. Les infirmiers/infirmières locaux assurent l’administration des médicaments selon leurs prescriptions.

 

07. [Avec le passer du temps] un hôpital de base local avec jusqu’à 150 lits (au moins 0,5 lit par commission réservoir) se construira à Tougan. Beaucoup des frais de construction et des frais des services non-professionnels seront couverts aux termes du système local d’échanges mis en place. L’achat des équipements médicaux et des fournitures médiques pour l’hôpital n’est pas couvert du projet, car il porte à des fuites financières de la zone du projet. Les fonds pour l’achat des équipements médicaux et des fournitures médiques devront être mis à disposition séparément par l’état aux termes d’un accord conventionnel d’assistance bilatérale et/ou par des ONG internationales spécialisées du secteur. 

 

Les aspects innovateurs relatifs à l’eau potable et à l’assainissement:

 

01. Pour les fournitures en eau potable un concept de moyeu et rayon sera adopté. Supposant toujours que les débits des forages le permettent, installera-t-on plusieurs pompes solaires à pression élevée en série dans chaque forage à grand diamètre servant 5-8 points d’eau distribuée. Les pompes seront capables de forcer l’eau, le cas échéant, sur une distance de plusieurs kilomètres. Cela signifie que l’on ne doit creuser que 104 forages à débit élevé, au lieu de 288 forages comme serait le cas pour les projets conventionnels. Cela portera à des réductions importantes des frais des systèmes de fourniture en eau potable.

 

02. L’on se sert de technologies utilisant des composites de gypse pour la fabrication  locale de réservoirs d’eau, systèmes de toilettes, foyers de cuisine améliorés, structures de support pour les bâtiments et pour le mobilier scolaire etc. En principe, tels produits peuvent-ils être fabriqués, installés, et maintenus dans le cadre du système local d’échanges établi sans avoir besoin d’aucun capital en monnaie formelle.

 

03. L’on se sert de systèmes de toilettes à compostage à sec, avec la séparation des urines des fèces. Les urines et les fèces sont recyclés sans risque au niveau des commissions réservoir pour des utilisations productives. 

 

Les aspects innovateurs relatifs aux droits des femmes:

 

01. On applique un système électif qui assure un rôle dominant des femmes dans toutes les structures du projet à tous les niveaux.

 

02. Les femmes sont les bénéficiaires principaux du menu de structures soit relatif à l’épargne de leurs temps de travail  soit au développement des capacités réalisé au cours de l’exécution du projet.

 

03. On améliore l’autonomie des femmes dans la zone du projet à travers des microcrédits sans intérêts et sans frais en monnaie formelle mis à leur disposition pour l’augmentation de leur productivité.

 

04. Les droits des femmes comme définis dans les divers traités sur les droits de l’homme sont toujours respectés.

 

LE POTENTIEL DE REPLICATION DU PROJET.

 

La documentation du projet à été rédigée aux termes d’un Modèle innovateur pour les projets de développement local autofinancés, écologiques, et durables. Il est basé sur une population de 50.000 personnes par zone de projet. Toutes les structures sociales, financières, productives et de service y prévues sont organisées sur trois niveaux, qui sont justifiés anthropologiquement

 

On a besoin par conséquent de 20 projets individuels pour chaque 1.000.000 d’habitants.

 

À titre d’exemple, un plan subrégional pour le développement intégré de l’Afrique de Ouest avec la supervision de l’Organisation des États de l’Afrique de l’Ouest (ECOWAS, en Français UEMOA) exclus le Nigéria et la Ghana comporterait la rédaction et mis en œuvre de 2.500 projets environ. Pour le Nigéria et le Ghana aurait-on besoin d’autres 2.500 projets.

 

Selon la densité des populations et l’accessibilité des zones des projets, peut-on rédiger les documentations complètes et détaillées pour plans aux niveaux régional et national à un coût de quelques centimes d’Euro par habitant. Les étudiants et les membres des ONG responsables de la rédaction des projets se qualifient automatiquement comme coordonnateurs des projets individuels dont les documentations ils auront rédigé.

 

Chaque projet de développement intégré établit un système coopératif économique local autonome, sans intérêts, et sans inflation. Sujet toujours à la disponibilité de capital d’investissement initial (éventuellement remboursable), n’y a-t-il aucun limite au nombre de projets qui puissent être mis en exécution de façon contemporaine.

 

On offre par conséquence une perspective pour l’achèvement rapide des Objectifs du Millénaire. 

 

COMPTABILITÉ ENVIRONNEMENTALE.

 

Ce projet de développement intégré est neutre vis-à-vis les émissions de CO2. Il se base sur le concept que toute énergie utilisée soit durable et produite localement. Il se conforme à toutes les conditions de La Charte de la Terre.

 

Le projet couvre presque toutes les possibilités ouvertes à la Commune de Tougan pour qu’elle puisse s’adapter aux changements climatiques.

 

Au cas où ils existent des gisements de gypse dans la zone de projet, les familles éventuellement habitant directement dessus des gisements devront être déplacées. Il s’agit d’activités sur toute petite échelle exclusivement pour la consommation locale. Il est par conséquent extrêmement improbable qu’une telle situation se présente.

 

Le gypse est pour 100% inerte. Les produits à base de gypse écartés suite à leur utilisation seront toujours restitués aux centres de production pour être pour 100% recyclés en nouveaux produits.  Ils ne comporteraient toutefois aucun risque aux personnes ni à l’environnement au cas de leur abandonnement dans la nature.  

 

L’on devrait en principe porter des masques au cours de quelques phases de la production d’articles à base de composites de gypse, à cause de la poudre fine dans l’air. La poudre de gypse cependant se dissout en contact avec les poumons et n’est pas cancéreuse. 

 

Tous les déchets organiques et non-organiques produits dans la zone du projet sont récoltés systématiquement dans le cadre du système local d’échanges établi. Là où possible, ils sont tous recyclés localement pour créer de la valeur ajoutée locale. Les matériaux et substances qui ne se prêtent pas au recyclage local (en particulier les produits chimiques et les médicaments) sont récoltés et, le cas échéant, triés localement dans le cadre du système local d’échanges et exportés en vrac de la zone du projet contre de paiements en monnaie formelle.

 

UN COURS COMPLET AU NIVEAU POST-MASTER.

 

Un  cours complet d’une année au niveau  post-masters se trouve au site web www.integrateddevelopment.org . Il est mis gratuitement on-line à l’utilisation de la part de tous.

 

La seule lecture des textes du cours donne des informations complètes sur les concepts et méthodes sur lesquelles ce projet se base.  Le cours contient un fichier étendu de références détaillées à bénéfice de ceux qui voudront approfondir ultérieurement leurs connaissances sur les sujets touchant le projet de leur intérêt. Il contient aussi une liste des mots-clefs liés aux sections du cours où ils sont traités. 

 

Sommaires et descriptions du projet.

Table complète des matières du projet.